Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait, Anne Revillard

Introduction aux études sur le genre

De Boeck, Bruxelles, 3ème édition entièrement revue, 2020.

Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu’elles effectuent les deux tiers du travail domestique ? Le genre est-il une identité ou une contrainte? Le pouvoir est-il intrinsèquement masculin ?

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Soline Blanchard, Sébastien Chauvin, Nils Kapferer, Sabine Kradolfer, Morgane Kuehni, Frédérique Leresche (coord.)

Travail gratuit et grèves féministes.
Editions Entremonde, Genève, 2020.

Avec les contributions de Silvia Federici, Maud Simonet, Morgane Merteuil et Morgane Kuehni. Postface de Charlène Calderaro.

Le 14 juin 2019, presque trente ans après la première grève des femmes, des centaines de milliers de personnes défilent dans toute la Suisse à l’issue de la deuxième grève féministe. L’invisibilisation du travail fourni par les femmes demeure  l’une des raisons de leur colère. Les quatre textes de cet ouvrage, issus de conférences données à Lausanne à l’occasion de cet évènement extraordinaire, articulent les enjeux des luttes féministes actuelles. Continue reading

Sébastien Chauvin (2019)

Le donné et le construit dans les débats sur le genre, la race et la filiation

Pp. 235-248 in Le jeu et la règle. Rencontres Recherche et Création du Festival d’Avignon. Edited by Catherine Courtet, Mireille Besson, Françoise Lavocat and Alain Viala, Paris, CNRS Editions, 2019.

Dans le double contexte culturel de la montée du fétichisme biologique et de la popularisation croissante d’appréhensions performatives de l’identité, cet essai se demande comment expliquer la solidification simultanée et la coexistence actuelle de ces deux régimes de véridiction. Il examine leur tension apparente dans les domaines respectifs du genre, de la race et de la filiation. Continue reading

Sébastien Chauvin (2017)

Possibility, legitimacy, and the new ontologies of choice: A comment on Brubaker

Ethnic and Racial Studies, 40(8), 2017, p. 1320-1329.

In Trans, Rogers Brubaker makes a major argument about the contentious politics of the contemporary self. In this commentary, I first lay out what is think is the solidity of the book’s contrasting tableau of the functioning of race and gender in American society and beyond. I then point to Brubaker’s bundling together of issues of legitimacy and issues of ontology and begin to imagine what alternative analyses can come out of their unbundling Continue reading

Interview dans Le Temps – “L’homophobie peut prendre de mutiples visages” – 23 janvier 2020.

https://www.letemps.ch/societe/sebastien-chauvin-lhomophobie-prendre-multiples-visages

Sébastien Chauvin: «L’homophobie peut prendre de multiples visages»

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Débats

Le 9 février, les Suisses voteront sur la possibilité d’inscrire l’homophobie dans la loi. Comment se traduit concrètement celle-ci dans la société en 2020? Qu’y changera vraiment cette votation? Sébastien Chauvin, professeur associé à l’Unil et auteur d’une «Sociologie de l’homosexualité», répond au «Temps»

«Deux hommes qui se tiennent la main sont plus immédiatement perçus et sanctionnés comme homosexuels que deux femmes» —

Si la norme pénale anti-homophobie soumise au vote des Suisses le 9 février prochain est acceptée, seront désormais interdits «les propos et actes publics» qui portent atteinte à la dignité humaine de personnes en raison de leur homosexualité. Le refus d’une prestation à cause de l’orientation sexuelle d’une personne sera également punissable.

Lire aussi: «La haine homophobe n’est pas un avis comme un autre»

Les débats et les sondages montrent l’évolution de l’opinion publique: tous les grands partis, à l’exception de l’UDC, y sont favorables. L’extension de la norme antiraciste à la communauté homosexuelle permet selon eux de combler une lacune juridique pointée du doigt à plusieurs reprises au niveau international. Ses détracteurs y voient en revanche un danger en matière de liberté d’expression ou une cristallisation injustifiée autour d’un phénomène jugé marginal en Suisse.

Comment se traduit, concrètement, l’homophobie dans la société suisse en 2020? Qu’y changera la modification de la loi? Sébastien Chauvin, professeur associé à l’Unil et coauteur d’une Sociologie de l’homosexualité, répond aux questions du Temps.

Le Temps: Quel état des lieux de l’homophobie peut-on dresser, aujourd’hui, en Suisse?

Sébastien Chauvin: Littéralement, l’homophobie est l’hostilité à l’égard des gays et des lesbiennes – dans le langage courant, le terme désigne plus généralement l’ensemble des discours, pratiques et idéologies qui infériorisent les personnes homosexuelles ou supposées telles. Elle peut prendre plusieurs formes: il y a bien sûr les propos grossiers les plus ostensibles, qui visent directement une personne ou un groupe («sale gouine», «bande de pédés»). L’imaginaire médiatique tend à associer les insultes homophobes aux classes populaires, aux supporters qui crient dans les stades ou aux groupes de jeunes dans la rue. D’abord, c’est oublier que ces injures se profèrent dans toutes les classes sociales. Ensuite, il existe aussi des versions plus policées de l’homophobie qui, des salles de rédaction aux conseils d’administration, prendront plutôt la forme d’insinuations, de métaphores douteuses, de «blagues» ou même de silences. Il ne faut pas oublier ces versions plus intellectuelles empruntant un langage savant (dénonciation des «dégénérés», etc.).

Que pensez-vous, en tant que sociologue, de l’intérêt de pénaliser «les propos et actes publics» homophobes?

On pourrait d’abord se dire que la pénalisation ne sert pas à grand-chose. De même que la norme pénale antiraciste n’a pas fait disparaître le racisme en Suisse, son extension à l’homophobie ne fera pas s’évaporer d’un coup de baguette les discriminations à l’égard des minorités sexuelles. Quand on interdit une insulte, le monde social est encore là. Mais dénigrer la question des insultes et des appels à la haine serait sous-estimer la violence propre du langage. L’injure ne fait pas que dire la violence ou y inciter, elle est en elle-même une violence. Elle est d’une certaine manière un «décret d’application» des hiérarchies sociales. Les insultes nous précèdent et disent aux personnes discriminées qu’elles sont des êtres insultables. Pénaliser les propos homophobes, c’est donc, en donnant aux gays et aux lesbiennes des outils juridiques pour se défendre, contribuer à les rendre un peu moins insultables.

La difficulté vient cependant du fait que l’homophobie n’est pas présente que dans les discours. Elle se trouve d’abord dans les institutions, les discriminations juridiques à l’encontre des couples, le placard imposé dans le monde du travail par peur de l’ostracisme ou du harcèlement, ou encore la représentation omniprésente de l’hétérosexualité comme évidente – ce qu’on appelle l’«hétéronormativité». Se faire refuser poliment un emploi ou un appartement est-il moins homophobe que se faire insulter dans la rue?

Lire aussi l’éditorial: Haïr n’est pas une opinion

Comment interpréter selon vous la banalisation des insultes homophobes dès la cour d’école («sale pédé», «enculé», etc.)?

Ce qui est intéressant, c’est qu’il s’agit en réalité surtout d’injures gayphobes, celles qui se réfèrent aux hommes homosexuels. Celles-ci ont une spécificité: contrairement à la plupart des injures racistes (même s’il y a des exceptions), elles ne servent pas uniquement à désigner les victimes directes mais sont largement utilisées pour s’insulter entre garçons présumés hétérosexuels, rappelant en permanence ce qu’il ne faut pas être, ce dont il faut se «désidentifier».

Tantôt, comme avec le terme «pédale», elles fonctionnent comme un régulateur de la masculinité en visant le défaut supposé de virilité. Tantôt, la gayphobie est déployée pour désigner de manière encore plus générale le manque de droiture morale ou la traîtrise (avec des insultes comme «pédé» ou «enculé»). Ce qui frappe dans ces usages, c’est la manière dont le langage sexuel est utilisé pour signifier les rapports de pouvoir et attenter à l’honneur. L’association de l’homosexualité au fait de «se coucher» devant un homme, un patron, etc. n’est pas neutre ici, et mobilise des clichés bien connus. Elle montre aussi que les insultes homophobes ne pourraient exister si elles n’étaient d’abord des insultes sexistes, qui charrient un imaginaire patriarcal de la sexualité dans lesquelles les positions et pratiques assignées aux femmes sont perçues comme dégradantes.

Quelles différences observez-vous entre insultes gayphobes (visant les hommes) et lesbophobes (visant les femmes)?

On parle souvent d’homophobie, mais dans la vie réelle, l’homophobie «en général» n’existe pas. La discrimination homogène de tous les homosexuels est en fait réservée aux discours les plus abstraits et aux textes juridiques. Par contraste, dans une réalité quotidienne structurée par les hiérarchies hommes-femmes, la lesbophobie n’est pas du tout le symétrique de la gayphobie. Deux hommes qui se tiennent la main sont plus immédiatement perçus et sanctionnés comme homosexuels que deux femmes, sauf si l’une de celles-ci est plus masculine – ou les deux. Par contre, les femmes subiront une forme de harcèlement en raison de leur sexe. La construction de la féminité chez les jeunes filles est en effet surtout hantée par la figure de la «pute», dont il s’agit pour elles aussi de se «désidentifier». C’est plus tard, à l’adolescence, que la lesbophobie affleurera plus explicitement.

En amont de cette votation, comment analyser les réticences de celles et ceux qui y voient un recul de la liberté d’expression?

Cette impression est souvent nourrie par le sentiment de sa propre «normalité». Ceux qui pensent qu’«on ne peut plus rien dire» sont selon moi victimes d’un double effet d’optique. D’une part, ils oublient toutes les questions dont on peut désormais parler et qui étaient auparavant exclues du débat politique légitime. Et il y en a beaucoup! D’autre part, ils ne voient pas que leur propre sensibilité est le produit des combats passés. Je suggère à ceux qui dénoncent la censure de se replonger dans les archives audiovisuelles: eux-mêmes seraient choqués aujourd’hui d’entendre toutes les horreurs que l’on pouvait proférer il y a seulement quelques décennies, en toute impunité, que ce soit en termes de misogynie, d’antisémitisme, d’homophobie, de racisme.

 

Interview sur l’homophobie dans Télérama, mai 2019.

De souvenirs personnels en événements nationaux, Sylvain Desmilles explore son parcours de jeune homosexuel.

Dans “Pédale !”, un documentaire intimiste diffusé mardi 14 mai sur France 2, Sylvain Desmilles montre comment, dès 8 ans, il a été confronté à l’injure. Eclairage du sociologue Sébastien Chauvin.

« Avant les premiers baisers et les premières caresses, il y eut l’insulte, comme un crachat et un baptême », dit Sylvain Desmilles. Dans le documentaire intimiste Pédale !, diffusé mardi sur France 2, le réalisateur gay décrit la manière dont l’injure homophobe l’a modelé. Comment celle-ci discipline-t-elle les hommes ? Pourquoi résiste-t-elle au temps ? Les réponses de Sébastien Chauvin, directeur du Centre en études genre de l’université de Lausanne. Continue reading

Sébastien Chauvin (2019)

Sociologie d’un condamnéA propos de Daniel Bizeul, Martial, la rage de l’humilié (Editions Agone, Marseille, 2018).

Bien avant le décès de Martial en 2010, Daniel Bizeul lui avait promis de publier un jour une sélection des milliers de pages des cahiers que le sociologue l’avait encouragé à rédiger depuis leur rencontre et en particulier depuis l’annonce de la séropositivité du jeune homme antillais en octobre 1992. Continue reading

Discussion : la sexualité et le genre au 21ème siècle

Vendredi 21 septembre, Sébastien Chauvin, sociologue à l’UNIL, anime un débat à 18h sur le thème « Sexualité, genre et société » au Théâtre de Vidy. Il abordera des problématiques d’actualité, comme le harcèlement sexuel après la déferlante #MeToo.

Sébastien Chauvin est sociologue et responsable du Centre en études genre de l’UNIL. Il est aussi co-auteur de “Sociologie de l’homosexualité”. Noémie Matos © UNIL

Identités de genre, luttes LGBT à l’ère de la mondialisation, situation du sida en 2018… Sébastien Chauvin, responsable du Centre en études genre de l’UNIL, dresse un état des lieux de ces sujets intimes et parfois polémiques, lors d’un débat public au Théâtre de Vidy, vendredi 21 septembre à 18h (entrée libre). Ce forum est un préambule à la pièce de théâtre « Les Idoles », de Christophe Honoré, qui fait revivre sur scène ses modèles de jeunesse. Continue reading

http://www.sussexmahidolmigration.co.uk/wp-content/uploads/2015/05/JEMS-213x300.png

Sébastien Chauvin, Manuela Salcedo, Timo Koren, Joël Illidge (2019)

Class, mobility and inequality in the lives of same sex couples with mixed legal statuses

Journal of Ethnic and Migration Studies, 2019

Seeking to overcome the heterosexual bias in marriage-migration scholarship and move beyond individualistic approaches to queer mobility, this article focuses on the lives of same-sex couples that hold unequal residence statuses. In a twofold context marked by the increasing legal recognition of same-sex families combined with heightened hurdles facing certain categories of immigrants, we examine what those simultaneous trends mean for these couples. Continue reading

1979, Foucault à Arcadie

Mai 1979. Arcadie, « Mouvement homophile » récemment devenu« Mouvement homosexuel de France », fête ses 25 ans au Palais des Congrès de Paris. En un sens, c’est l’apothéose : 1200 personnes sont réunies pour l’occasion, dont des représentants de plusieurs pays étrangers[1]. Arcadie connaît pourtant une ringardisation depuis l’émergence des mouvements de libération gaie des années 1970. Le groupe fondé en 1954 par André Baudry, ancien séminariste, est accusé de promouvoir une conception conservatrice et « intégrationniste » de l’homosexualité, stigmatisant les « folles », et dénonçant le « tapage » et la provocation des nouvelles générations pour qui l’émancipation passe désormais par le coming-out. Arcadie n’est-elle pas alors à l’arrière-garde du combat homosexuel ? Baudry ne s’apprête-t-il pas à l’auto-dissoudre en 1982, enregistrant par là-même son appartenance au passé et la renvoyant aux poubelles de l’histoire ? Continue reading

Le harcèlement sexuel et l’auto-défense féministe, interview pour le journal étudiant l’Auditoire

17 novembre 2017 (version intégrale)

        Est-ce que le harcèlement est un phénomène culturel ? Savez-vous s’il est plus présent dans certaines régions du monde ou dans certains milieux sociaux ?

Le harcèlement sexuel est présent dans toutes les sphères de la société, du monde économique au monde politique en passant bien sûr par le monde académique. Il est particulièrement prégnant dans les contextes de genre inégalitaires, où peu de femmes occupent les positions de pouvoir. Continue reading

“THE HISTORIANS: MASTERS OF SEX”

TV documentary based on the SHOWTIME series narrating the lives and research of William Masters & Virginia Johnson, the scientific couple who pioneered liberal American sexology.

with commentary

by

Delphine Gardey (UNIGE) & Sébastien Chauvin (UNIL)

The Historians is a program conceived in collaboration with the University of Geneva, in which historians and social scientists discuss popular contemporary fictions by evoking the historical periods they depict.

© La Souris Verte – RTS Découverte Continue reading

Sébastien Chauvin (2017)

Les Placards de l’Ethnographe

Ch. 3 in Pierre Leroux et Erik Neveu (dir.), En immersion. Approches ethnographiques en journalisme, littérature et sciences sociales, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2017.

Les ethnographes doivent-ils en dire plus à leur enquêtés que les gens ordinaires dans les situations ordinaires, qui comportent toujours une part d’opacité ? Est-il possible de réaliser une immersion entièrement transparente ou, au contraire, les chercheurs de terrain sont-ils condamnés à rester au moins pour partie « dans le placard », au sens où certains aspects de leur identité, de leurs relations ou de leurs intentions resteraient dissimulés sous un enchevêtrement d’omissions, de présomptions non corrigées et de malentendus non levés ?

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9782707190482

Sébastien Chauvin, Arnaud Lerch (2016)

Hétéro/Homo

in Juliette Rennes (dir.), Encyclopédie critique du genre, La Découverte, Paris, 2016, p.306-320.

Sommes-nous trop ou pas assez “hétérosexuel-le-s”?

Interroger les rapports entre hétérosexualité et homosexualité ne demande pas simplement de s’intéresser aux frontières mouvantes qu’ont connues les deux orientations sexuelles au cours de l’histoire, mais aussi plus profondément au régime de l’orientation sexuelle lui-même.

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Sébastien Chauvin, Arnaud Lerch

Sociologie de l’homosexualité

Paris: La Découverte, 2013.

Academic reviews : Liens socio, Genre et classes populaires, La vie des idées, Genre, sexualité et société, Travail, genre et sociétés, Mouvements, Les Cahiers du genre.
Press reviews: Libération, Alternatives Economiques, Médiapart, Revue du Projet

Chapitre 6: Grandes questions sociologiques au prisme de l’homosexualité (2013)

Cet ouvrage propose une synthèse des recherches en sciences sociales sur l’homosexualité en France et dans le monde. Nourri des apports de la réflexion théorique et de la critique historique, il donne à voir la diversité des figures de la dissidence sexuelle selon les périodes, les milieux sociaux et les aires culturelles, et la façon dont celle-ci interroge les constructions contemporaines l’hétérosexualité.

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Généalogies du genre

La notion de genre s’est construite en relation étroite avec l’histoire de la sexualité. Sébastien Chauvin abordera cette thématique lors d’une conférence qu’il donne le 18 mai.

Bien qu’aujourd’hui omniprésente, la notion de genre est encore récente. Elle fait publiquement son apparition au cours du 20e siècle, « lorsqu’elle s’autonomise aussi bien de l’idée de sexe que de celle de sexualité », précise Sébastien Chauvin. Professeur associé au Centre en études genre, le chercheur donnera une conférence intitulée « a-t-on toujours eu un genre ? Emergence de la sexualité et histoire du genre », le 18 mai.

Sébastien Chauvin (2003)

stigmate

“déviance”

“internet”

“minorité”

“sadomasochisme”

in Didier Eribon (ed.), Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes. Paris: Larousse.

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Sébastien Chauvin, Arnaud Lerch

Sociologia dell’omosessualità

Kaplan, Torino, 2016.

traduzione di Vulca Fidolini, Alessandro Porrovecchio, Massimo Prearo, Gianfranco Rebucini, Cirus Rinaldi

Prefazione di Cirus Rinaldi
Introduzione

Italian reviews: Queerographies

Sociologia dell’omosessualità si inserisce nella prospettiva della sociologia dei generi e degli studi gay e lesbici e propone una sintesi delle principali ricerche sulle omosessualità all’interno delle scienze sociali. Tenendo conto, in chiave interdisciplinare, dei principali contributi di riflessione teorica e di critica storica, questo testo mostra come sono cambiate, nel tempo e nei diversi contesti storico-culturali, le rappresentazioni dei “dissidenti sessuali” e, soprattutto, in che modo queste stesse rappresentazioni interroghino e mettano in causale costruzioni contemporanee delle eterosessualità.

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Sébastien Chauvin (2008[2003])

Violence

Pp. 346-349 in Dictionary of Homophobia. Edited by L. G. Tin. Vancouver: Arsenal Pulp Press, 2008. ISBN: 978-1551522296.

French-language original article: “Violence” Pp. 421-424 in Dictionnaire de l’homophobie.Edited by L.G. Tin. Paris: PUF, 2003.

Sébastien Chauvin (2008[2003])

“Shame”.

Pp. 414-417 in Dictionary of Homophobia. Edited by L. G. Tin. Vancouver: Arsenal Pulp Press, 2008. ISBN: 978-1551522296.

  • French-language original article: “Honte“. Pp. 222-246 in Dictionnaire de l’homophobie.Edited by L.G. Tin. Paris: PUF, 2003.
  • Croatian translation: “Sramota” (2014).

Alexandre Jaunait, Sebastien Chauvin (2012)

Representing the Intersection in France and America: Theories of Intersectionality Meet Social Science.

Revue Française de Science Politique (English-language edition), 62(1): 1-15.

This article retraces the comparative genealogy of intersectionality theory in the United States and in France since the 1970s, insisting on the heritage of Marxist thought in French Materialistic feminism. We describe how its appropriation in social scientific inquiry allowed reformulating what were normative problems specific to the politico-juridical sphere, into principles of empirical investigation. Continue reading

Sébastien Chauvin (2008[2003])

“Peril”

Pp. 346-349 in Dictionary of Homophobia. Edited by L. G. Tin. Vancouver: Arsenal Pulp Press, 2008. ISBN: 978-1551522296.

French-language original article: “Péril“. Pp. 310-312  in Dictionnaire de l’homophobie.Edited by L.G. Tin. Paris: PUF, 2003.

Alexandre Jaunait, Sebastien Chauvin (2012)

Représenter l’intersection.
Les théories de l’intersectionnalité à l’épreuve des sciences sociales.

Revue Française de Science Politique, 62(1): 5-20.

La notion d’intersectionnalité forgée aux États-Unis dans les années 1980 cherchait à donner un nom aux dilemmes stratégiques et identitaires rencontrés par des catégories de personnes subissant des formes combinées de domination.

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libé

La « théorie du genre » : réponse au ministre Vincent Peillon

 Par Alexandre Jaunait, Anne Revillard, Laure Bereni et Sébastien Chauvin [1]

Tribune parue dans Libération, 11 juin 2013

http://www.liberation.fr/societe/2013/06/10/la-theorie-du-genre-reponse-au-ministre-vincent-peillon_909686

La position récemment exprimée par Vincent Peillon sur l’enseignement de la « théorie du genre » à l’école (Libération du 29 mai 2013) a eu de quoi laisser perplexes les universitaires spécialistes du champ des recherches sur le genre. Le ministre déclare en effet qu’il n’y a « pas de débat » sur cette question au ministère, précisant « Nous sommes pour l’égalité filles-garçons, pas pour la théorie du genre » ; dans un autre entretien, il justifie sa position en affirmant : « Si l’idée c’est qu’il n’y a pas de différences physiologiques, biologiques entre les uns et les autres, je trouve ça absurde ». Continue reading

Sébastien Chauvin (2005)

Les aventures d’une “alliance objective”. Quelques moments de la relation entre mouvements homosexuels et mouvements féministes au XXe siècle

L’homme et la société, 158(4): 111-130.

Les relations entre mouvements féministes et mouvements homosexuels se sont nourries des rhétoriques politiques dominantes de chaque période : l’individualisme libéral dans l’Allemagne de 1904, le gauchisme libérationniste dans la France des années 1970, puis, dans une certaine mesure, le discours des « droits » dans les années 1990, à la fois épaulé et concurrencé, dans les années 2000, par un nouveau radicalisme « queer » qui offre aux féministes et aux militants homosexuels au moins autant de nouveaux points de convergence que de nouvelles occasions de conflit. Continue reading

libé

http://next.liberation.fr/sexe/2014/10/31/le-coming-out-de-tim-cook-est-une-reponse-a-l-esprit-du-temps_1132872

Interview by Libération (France) on coming out and the powerful — following Tim Cook’s announcement

31 October 2014

INTERVIEW

Pour le sociologue Sébastien Chauvin, la déclaration du PDG du groupe informatique intervient alors que les entreprises américaines restent marquées par une culture relativement sexiste au moment où les Etats-Unis débattent des droits LGBT.

A 53 ans, Tim Cook, le patron d’Apple, a fait son coming out par le biais d’une tribune publiée sur le site du magazine économique Business Week. Il y explique qu’il est «fier d’être gay» et qu’il considère que c’est l’une des plus belles choses que «Dieu lui a données».

Sébastien Chauvin, sociologue à l’université d’Amsterdam et coauteur de Sociologie de lhomosexualité (La Découverte, 10 euros), analyse l’importance d’une telle annonce pour la communauté gay. Continue reading

Laure Bereni, Sébastien Chauvin, Alexandre Jaunait, Anne Revillard

Introduction aux études sur le genre

Brussels: De Boeck, 2nd edition, 2012.

Academic reviews (1st edition): Recherches feministes, Revue française de sociologie, Cahiers du genre, Travail genre et société, Dialogues
Press reviews (1st edition): Melchior.fr / (2nd edition):Témoignage Chrétien,

Pourquoi offre-t-on des poupées aux filles et des voitures aux garçons ? Pourquoi les femmes gagnent-elles moins que les hommes ? Comment expliquer qu’elles effectuent les deux tiers du travail domestique ?

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